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| Carl Fombrun AKA Don Lopez
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LES CANCERS DE LA SOCIÉTE HAITIENNE:
Au cours des années 90, j'ai côtoyé pas mal d'étrangers qui travaillaient en
Haïti dans le cadre du rétablissement de l'ordre constitutionnel dans le
pays.Ces étrangers, en majeur partie blancs, ne cessaient de vanter la beauté
des femmes haïtiennes.Pour eux, jamais ils n'avaient touché à des peaux aussi
douces et belles.Ces femmes aux yeux noirs et aux lèvres charnues étaient
ensorcelantes, me disaient-ils, et leurs courbes de femme bien galbées leur
inspiraient l'amour.A les entendre, les femmes haïtiennes étaient tout
simplement canons et sensuelles.
Un jour nous avons décidé de nous rencontrer dans un restaurant à Pétion Ville
pour diner, et là j'ai eu la chance de faire la connaissance de quelques unes de
ces déesses qui avaient tant impressionné mes amis étrangers. Mon Dieu, ce que
j'ai été déçue ! Je n'arrivais pas à en croire mes yeux. Elles étaient toutes
des zonzons.Zonzon est une épithète Créole donnée aux filles (et non aux hommes)
considérées comme laides, aux gouts vestimentaires peu recherchés, et dont les
manières ne correspondent pas aux critères de la mentalité bourgeoise haïtienne.
Les termes 'kokorat' et 'grizon' sont aussi des synonymes du mot zonzon mais
mettent beaucoup plus l'accent sur la chevelure et laissent croire que les
femmes aux cheveux courts ou tressés sont laides.
Sans être revenue de ma stupéfaction, nous nous sommes assis à une table au fond
du restaurant et avons dicté au serveur nos commandes.L'atmosphère entre les
filles et moi était très tendue et je me sentais très mal à l'aise en leur
compagnie. Elles ne parlaient ni français, ni anglais et nous n'avions rien en
commun. Le comble, leurs manières à table laissaient à désirer. Dans quoi me
suis-je fourrée, me demandai-je.Pourtant, mes amis étrangers paraissaient tout à
fait à leur aise. Ils ont passé toute la soirée à parler tant bien que mal un
dialecte franco-créole ou anglo-créole et moi j'essayais de garder le sourire et
de jouer à la fille polie.
De retour chez moi, je ne cessais de penser à mes amis étrangers. A leurs yeux,
ces femmes étaient des déesses mais pour moi elles n'étaient que des zonzons
avec qui je ne voulais avoir aucune relation, voire les inclure au nombre de mes
connaissances.Mais pourquoi cette énorme différence entre ces étrangers et
moi?Pourquoi ce sentiment de gêne en compagnie de ces filles? Pourtant nous
étions à peu près du même âge ... Tant de questions qui me cassaient la tête et
auxquelles je n'arrivais pas répondre. Tout s'est éclairci un samedi et j'ai
crié comme Archimède, « eureka, eureka ! »
Le samedi à Port-au-Prince, j'aimais me rendre à Pétion Ville pour faire mes
courses et m'acheter des livres ou des magazines à la librairie Astérix. Un
jour, en sortant de la librairie, une fille qui achetait des fruits non loin de
ma voiture a retenu mon attention.Elle était le portrait typique de ce que nous
appelons kokorat.J'ai ouvert la portière de ma voiture et me suis assise
derrière le volant sans la quitter des yeux.Elle était de taille moyenne et
devrait faire 1m 60.Ces cheveux courts étaient coiffés en arrière et retenus par
des pinces de couleur noir et un élastique rouge.Elle n'était ni mince ni maigre
et portait une paire de jeans qui épousait ses courbes parfaites et ne laissait
rien a l'imagination.Ses fesses étaient bien redondantes et n'avaient rien à
envier à Beyonce.Sa camisole rouge moulante laissait entrevoir la naissance de
petits seins très fermes et un ventre un peu arrondi. A voir la différence qui
existait entre la couleur de son cou et celle de son visage, il était évident
qu'elle utilisait un produit éclaircissant.Son visage démaquillé affichait des
traits bien définis.Franchement, elle n'était pas d'une grande beauté mais elle
était loin d'être vilaine.
Cette fille qui se tenait devant la marchande de fruit devait avoir environ 24
ans.A mon avis, elle était beaucoup plus jolie que nombre de mes
connaissances.Rien qu'à la voir, j'ai su que nous n'étions pas de la même classe
sociale. Il lui manquait l'éducation, la formation, et un je-ne-sais-quoi que
seul les Haïtiens du terroir peuvent discerner.Soudainement, j'étais envahie par
une vague de questions. Pourquoiai-je ce sentiment de supériorité vis-à-vis
d'elle? Pourquoi ai-je tant d'atouts en main et elle si peu? Pourquoi la société
haïtienne m'a-t-elle appris à mépriser les pauvres et les faibles? Pourquoi les
femmes à la peau d'ébène sont souvent perçues comme inférieures a la mulâtresse,
grimelle, et griffe dans un pays ou plus de 90% de la population est de couleur
noire.Pourquoi à l'école, sans savoir pourquoi, les filles à peau claire et de
parents aisés ont toujours été les favorites des professeurs et des religieuses
qu'elles soient brillantes ou pas.Pourquoi ne qualifie-t-on jamais une
mulâtresse de zonzon même si elle estpeu belle physiquement, dépourvue de bonnes
manières et de goût vestimentaire ? Pourquoi ...? Pourquoi tant d'acharnement et
de négativité à l'égard des enfants de 'Soyèt?'
J'ai découvert que la pauvreté est un sujet bien délicat et complexe. Beaucoup
d'entre nous ont opté d'ignorer l'existence de cette réalité dans notre pays,
car admettre qu'elle existe voudrait aussi dire que nous devrions chercher un
remède a ce mal qui ronge Haïti.Par conséquent, nous choisissons la solution la
plus facilecelle de condamner le pauvre au lieu de condamner le système qui le
produit.Nous disons 'ah! Lise yon zonzon,' 'li se yon kokorat,' 'Li se yon
malerez.'Pourtant, si nous voulons être francs, les étiquettes péjoratives et
discriminatoires n'ont jamais aidé à résoudre les maux de notre pays.Au
contraire, elles se transforment en cancers qui ensuite se métastasent à tous
les niveaux de notre société.
Tout ceci n'est pas pour pointer du doigt la classe favorisée et les gens à peau
claire d'Haïti.Qu'on soit riche ou pauvre, brun ou mulâtre nous sommes tous des
Haïtiens. Si nous voulons reconstruire Haïti, nous devons crever les abcès qui
rongent notre pays et nous débarrasser de nos mentalités erronées.Il est temps
de nous dépouiller des complexes de supériorité et du snobisme qui nous
empêchent d'avancer et de tendre la main a ceux qui ont tant besoin de nous.Il
est tant que nous comprenions que faire partie de la classe favorisée en Haïti
est une exception et non pas une généralité.Vous et moi qui avions eu la chance
de recevoir une éducation scolaire et universitaire solide et d'évoluer dans un
milieu social propice à l'épanouissement et le développement individuel avons un
devoir envers ceux qui n'ont pas eu ces privilèges. Celui de les relever et non
de les rabaisser; de les aider et non pas de les mépriser.
Dans un pays où l'état est en dérive, où il n'y a aucun système de bien être
social, où le chômage fait ravage, comment ose-t-on? Et comment osais-je traiter
nos femmes et nos filles de la classe défavorisée de zonzon, korarat, et
grizon.C'est vrai qu'elles ne répondent pas aux critères de beauté Européenne,
c'est vrai qu'elles ne maitrisent pas la langue de Voltaire; c'est encore vrai
qu'elles ne connaissent pas les règles de bienséance.Mais est-ce vraiment leur
faute? Devrions-nous augmenter leurs misères en les stigmatisant et les
marginaliser encore plus? La pauvrete n'était-elle pas déjà une lourde croix à
porter? De plus, depuis quand les Européens avaient l'exclusivité en matière de
beauté? Nous sommes un peuple dont la culture est aussi Française
qu'Africaine.De ce fait, mépriser ce qui est de l'Afrique serait aussi mépriser
qui nous sommes, car il n'y aurait pas d'Haïtiens (comme nous les connaissons
aujourd'hui) sans la Traite des Noirs.Cette hybridité qui fait partie de notre
identité de peuple est une force culturelle qui demande à être exploitée et une
richesse à protéger.
Il m'a fallu des étrangers blancs pour apprécier la beauté des différentes
femmes de mon pays.Par moment, mes préjuges voudraient reprendre le dessus et
altérer ma vision, mais je les domine par les forces de la
connaissance.Aujourd'hui nous sommes à un tournant de notre vie de peuple où,
pour vivre et développer notre pays, nous devons éradiquer les cancers qui
rongent notre société. Alors, embrassons la diversité de notre culture,
embrassons la diversité démographique de notre pays, embrassons l'Haïtien
Chronique impressionniste d’un journaliste québécois à
Port-au-Prince
Patrick Lagacé revient d'un séjour de six jours en Haïti. Trop court pour en
faire un expert, mais assez long pour constater que ce pays, l'un des plus
pauvres au monde, est un «tragique milk-shake de cercles vicieux.» Il nous
livre ici la première de trois chroniques, faites de surprises, bonnes et
mauvaises.
Ce n'est pas la pauvreté qui m'a frappé, à
Port-au-Prince.
La pauvreté, je m'y attendais. La pauvreté est à Haïti ce que le
Cirque du Soleil est à
Las Vegas.
Non, ce qui m'a d'abord frappé, c'est la richesse.
Je m'attendais aux
pauvres, aux mendiants, au délabrement général.
Mais pas à voir
une
Porsche Cayenne, un bazou de
100 000$.
Ni tant de
Mercedes et de BMW, dois-je ajouter.
Il y a des riches
en Haïti. Il faut dire que pour être riche, il ne faut pas trop, trop de fric,
dans ce pays. Mais disons que les riches ne se gênent pas pour montrer qu'ils
vivent bien. Dans un des pays les plus pauvres au monde, le plus pauvre des
Amériques, ça décoiffe...
Je suis naïf, au
fond. Y a des riches partout...
L'autre truc qui frappe, c'est le bruit.
Port-au-Prince
caquète, s'engueule, chante, crie. Et klaxonne, surtout. Les automobilistes
(des kamikazes du volant) klaxonnent pour se frayer un chemin, pour annoncer
qu'ils ne ralentissent pas au carrefour, pour remercier ceux qui cèdent la
voie. Klaxonner, c'est une obligation prescrite par la Constitution, je crois.
Rayon bruit, il y a aussi les
ronronnements. Mais non, pas celui des chats. Celui des génératrices. Pas de
génératrice, pas d'électricité. Fuck
Kyoto.
Port-au-Prince
n'est pas une ville verte, mettons. Si Jean Lemire y fait escale, il va
s'ouvrir les veines, je le crains...
J'ai passé six jours à
Port-au-Prince,
la semaine passée, en reportage pour Les
Francs-Tireurs. J'en ramène trois carnets de voyage pour
La Presse, trois chroniques d'un
gars qui voyage pour la première fois dans le tiers-monde. Tiens, quelques
flashs...
LA SURVIE
Les Port-au-Princiens sont des experts de la survie. Le job de tout le monde,
c'est de survivre. Je parle de la moyenne des ours, bien sûr. Vendre une
vieille paire de jeans (ou des cartes de cellulaires, ou de vieilles
bouteilles de Coke remplies de jus, ou de la gomme) et, avec les 75 gourdes
qu'ils en tireront, s'acheter à bouffer: 80% des neuf millions d'Haïtiens
vivent avec moins de 2$US par jour. Pour le reste, il y a deux milliards que
la diaspora injecte dans le pays.
LA DIGNITÉ
Ça, c'est le plus stupéfiant. La dignité, étincelante: ils sont propres.
Encore là, je parle de la moyenne des ours. Ils sont pauvres, mais leurs
vêtements sont propres, propres, propres. On ne lésine pas sur l'eau de Javel.
Chemise pressée, impeccablement coincée dans le pantalon. Comment ils font? Je
ne sais pas.
LA BEAUTÉ
C'est fou comme les Port-au-Princiennes sont belles. Nous étions cinq gars
dans l'équipe et nous avions le souffle coupé à chaque coin de rue. Elles sont
d'une coquetterie émouvante: coiffées, maquillées, robes colorées, manucurées.
Pas surprenant qu'il y ait de minuscules salons de beauté partout. La pauvreté,
même abjecte, n'est pas un obstacle à la séduction.
L'ÉQUILIBRE
Les gens transportent toutes sortes de trucs sur leur tête. Des boîtes
remplies de bouteilles de jus. Des sacs remplis de petites poches d'eau. Le
plus surréaliste? Une vieille dame déambulait avec un gros panier, sur la tête.
Dans le panier, des poules. Vivantes!
L'ONU
La présence des représentants de l'ONU ne passe pas inaperçue. D'abord, il y a
leurs 4X4 blancs, marqués de deux lettres noires: UN. Ils roulent en fou,
comme tout le monde. Puis, il y a les jeeps et les véhicules blindés dans
lesquels on voit des Casques bleus en armes. Ils appuient la flicaille
haïtienne. Un facteur qui explique la baisse du banditisme qui a secoué le
pays ces dernières années, dit-on.
L'ONU CHEAP
Sous l'éclat d'un lampadaire, discussion avec trois prostituées. Elles ont 19
ans, «19 ans US», c'est-à-dire que c'est probablement 17. Même complainte que
toutes les filles de joie du monde: métier difficile, je ferais quelque chose
d'autre si je pouvais, tu ne sais jamais sur qui tu vas tomber. Avez-vous des
clients parmi la tribu onusienne qui campe en ville, mesdemoiselles? Oui,
disent-elles. «Ils ne veulent pas payer. Ils veulent nous échanger un souper
contre une baise», fait l'une d'elle.
LE CHAOS
Disons-le comme ça sort: rien ne marche à
Port-au-Prince.
L'État n'existe pour ainsi dire pas dans la vie quotidienne. Pas d'eau
courante (il y a de l'eau roulante, de l'eau purifiée livrée par camion). Il y
a de l'électricité, quelques heures par jour (la génératrice prend le relais).
Il y a plus de flicaille que de flics. Pas de cadastre! On se bâtit où on peut,
où on veut. À peu près pas de collecte de vidanges (on les brûle).
Six jours à
Port-au-Prince,
donc. Je sais que les Haïtiens de Montréal vont me dire que je n'y connais
rien. Ils me l'ont dit, sur mon blogue, quand j'y écrivais des cartes postales,
la semaine passée. Je ne suis pas un expert d'Haïti, comme je vous dis, je
vous ponds présentement un carnet de voyage, sans plus.
Il y a un truc qui
frappe, lentement, à force de se frotter à Haïti. Un truc encore plus
désespérant que la pauvreté, que le dénuement.
Et je ne
sais pas trop si ça se répare, un pays.
Enfin, oui. Ça
se répare. On a réparé l'Allemagne, le Japon. La Chine se répare assez bien,
merci. Mais un pays comme Haïti? Un pays où rien ne
marche? Où il n'y a rien?
Il y a trop de
cercles vicieux, au fond, ici. Tiens, juste un: il faut éduquer les Haïtiens.
Tout le monde le sait: pour qu'un pays avance, le peuple doit pouvoir
apprendre.
Mais pour créer un
système d'éducation, il faut une fonction publique compétente qui crée, entre
autres, un système scolaire efficace.
Mais comment avoir
une fonction publique compétente quand tes écoles tombent en ruine, quand les
citoyens n'ont pas les moyens d'y aller bien, bien longtemps?
Je reviens d'Haïti.
Je n'y suis pas resté bien longtemps. Juste assez pour voir que ce pays, c'est
pas un pays, c'est un milk-shake de cercles vicieux. Un tragique milk-shake de
cercles vicieux.
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Une
bourgeoisie déracinée !
Par Jean Erich René, Feb. 20, 2008 | Source: e-mail
Il est définitivement admis que le développement économique est l’œuvre
d’une élite. Qu’il s’agisse du Canada et des USA c’est l’élite coloniale qui
a enclenché le développement économique. L’Angleterre a connu le
développement grâce à une élite aristocratique. La révolution bourgeoise a
libéré la France. Dans les pays socialistes la responsabilité incombe à
l’élite intellectuelle. En Haïti, la volonté d’aboutir au développement
économique ne se manifeste pas encore. L’indifférence et le laxisme de la
bourgeoisie haïtienne constituent des handicaps majeurs à notre croissance
économique. Nous avons la grande surprise de constater en sondant notre
histoire de peuple que la bourgeoisie haïtienne n’est ni nationale ni
nationaliste. Cette remarque n’est pas anodine. Elle explique les principaux
facteurs du rabougrissement de l’économie haïtienne. Oyez !
La société haïtienne est issue de la guerre d’indépendance menée vaillamment
par les esclaves et les affranchis. D’un côté on retrouve les mulâtres et
les grands propriétaires terriens qui monopolisent toutes les richesses du
pays et qui constituent la trame de la bourgeoisie haïtienne. De l’autre
côté, les masses noires qui représentent les 4/5 de la
population ont la portion congrue. Au fil des ans le profil de la société
haïtienne s’est modelé avec l’arrivée des immigrants d’origine libanaise,
syrienne, allemande, italienne etc..Ils arrivent toujours avec les mains
vides trainant leurs étals de galerie en galerie. En un temps record ils
maitrisent le secteur commercial et industriel et s’intègrent rapidement
dans la classe bourgeoise traditionnelle sans aucun lien avec le monde
rural. D’ailleurs leurs noms indiquent clairement leurs origines étrangères
et leurs comportements trahissent toute volonté d’aboutir à un développement
économique national. Ils se contentent des profits réalisés sur la vente de
leurs marchandises dont le prix de vente dépasse 2 ou 3 fois le prix CIF.
Ainsi nous pouvons saisir tout le secret de leurs réussites faciles.
Comme industriel ils se contentent de se lancer dans la sous-traitance. Ils
prennent des contrats ou des sous-contrats des multinationales. Ils font
crever nos ouvriers pour un salaire tuberculeux qui est 4 à 5 fois inférieur
au salaire prévu dans le compte d’exploitation. Le cri de détresse récemment
de l’ambassadeur James Foley qui réclame 20 dollars par jour au lieu de 4
pour nos ouvriers est vraiment édifiant. Les industriels haïtiens ne mettent
pas à profit nos dotations en facteurs de production afin d’assurer la
croissance économique du pays par le biais de la production nationale. Ils
se contentent seulement de leurs marges bénéficiaires tirés surtout de
l’exploitation éhontée de nos forces de travail. L’État haïtien n’a pas
arrêté les mesures nécessaires pour protéger nos ouvriers livrés à
eux-mêmes. S’il n’y a pas de
distributions de salaires capables d’assumer la consommation avec des
retombées positives sur la demande globale, l’économie nationale
nécessairement en pâtit.
Le mal serait moindre si les membres de cette bourgeoisie auraient pensé à
épargner pour financer l’investissement du développement économique
national. La croissance économique d’Haïti n’est pas inscrite dans leur
agenda. Ils transfèrent leurs profits réalisés sur le marché haïtien vers
leurs pays d’origine ou dans les banques étrangères privant ainsi le pays du
Capital nécessaire à son développement économique. Il ne serait pas étonnant
de vous apprendre que nos sous financent les conflits israélo-palestiniens.
Il n’existe aucun contrôle sérieux de transfert de fonds en Haïti. Les
fluctuations du marché monétaire haïtien sont soumises aux caprices de
l’offre et de la demande des commerçants et des industriels haïtiens selon
les besoins de leurs négoces. Ils maitrisent très bien les avenues de la
politique haïtienne. Ils savent comment dociliser le pouvoir politique et
l’orienter dans le sens de leurs intérêts. La méthodologie employée depuis
deux siècles et qui leur a valu leurs richesses est simple. Ils accordent
gratuitement des actions aux autorités en place tout en leur versant
régulièrement leurs dividendes. C’est ainsi qu’un Général tout puissant
était devenu le copropriétaire d’un ciné de la Capitale. A sa mort son fils
a essuyé la lamentable déception de se faire éconduire en réclamant
l’héritage de son père. A chaque nouveau gouvernement, les nouvelles
autorités reçoivent leurs nouvelles parts sociales. Ainsi s’en va la
république,
L’appât pour attirer les autorités politiques dans leur camp est aussi
sexuel. Connaissant l’appétit des soi-disant noiristes pour les mulâtresses,
on leur délègue de façon intelligente une grimelle même de qualité
inférieure. Presque tous nos chefs d’État ont mordu à l’hameçon. Il n’est
pas étonnant de rencontrer au Palais la fille d’un grand industriel comme la
secrétaire du Président. Tandis que dans les rues le peuple toujours naïf
réclame la tête de ce même industriel qu’il dénonce comme un exploiteur. La
plupart de nos révolutionnaires aussi bien que leurs progénitures éprouvent
une légitime fierté à se frotter à cette bourgeoisie qui en profite de son
côté pour augmenter son capital. Comme l’orchestre
du Palais national elle salue avec le même enchantement tous les
gouvernements sans jamais prendre part visiblement à aucun d’entre eux. Les
184 noms de familles qui ont bénéficié des largesses de Magloire, Duvalier
pères et fils ont cheminé lavalassement. Maintenant ils se placent en
première loge à côté de Cotubanama pour canaliser les 1,85 milliards de
l'aide.
Nous n’aurions aucun grief contre cette bourgeoisie locale non nationale si
elle manifestait des velléités nationalistes. Non seulement elle n’a aucune
racine nationale, elle refuse de s’intégrer dans le milieu. Elle pratique
l’endogamie. Leurs mariages se font à l'intérieur du même groupe social.
Leurs richesses restent dans un cercle très restreint. 184 familles
étrangères maitrisent hermétiquement l’économie nationale. Elles n’éprouvent
aucun besoin en dehors de la capitale et spécifiquement dans le périmètre de
Pétion Ville, de Laboule , Pèlerin etc... Leur plus long déplacement
s’arrête à l’aéroport pour prendre l’avion et s’envoler vers leurs pays
d’origine. Quel est leur apport réel au développement du pays
après deux cents ans ? Sans vouloir tirer la sonnette d’alarme réfléchissons
ensemble sur les initiatives louables qu’ils auraient pu entreprendre pour
contribuer au développement économique de la nation de 1804 à nos jours.
Combien d’écoles ont il construit pour augmenter nos possibilités
techniques? Zéro
Combien d’hôpitaux ont-ils bâti pour soulager les maux de leurs ouvriers et
des consommateurs sur le dos desquels ils ont amassé toutes leurs richesses?
Zéro
Combien de maisons ont-il construit pour lancer l’industrie de la
construction et faire baisser le coup du loyer? Zéro.
Combien de Centres de Recherche ont-ils financé ? Zéro
Sont-ils touchés par les conditions de vie dans les habitats des
bidonvilles? Quelles sont les actions entreprises pour améliorer leur sort?
Zéro
Combien de banques de crédit ont-ils construit pour encourager la production
agricole, la base de l’économie haïtienne? Zéro
Combien de Cités universitaires et de bibliothèques ont-ils dressé pour
empêcher à la jeunesse haïtienne de traverser la frontière afin de
s’instruire à St Domingue? Zéro
Dans tous les pays du monde de telles entreprises demeurent l’œuvre des
nantis économiques. En Europe et en Amérique du nord et même en République
dominicaine la bourgeoisie arrive à vaincre le féodalisme. En Haïti cette
bourgeoisie qui n’est ni nationale ni nationaliste à toutes les périodes de
notre histoire s’apprêtent toujours à exploiter la masse sans rien lui
offrir en retour. Ce sont les 184 noms de famille qui ont les mêmes magasins
dans les mêmes positions. Ils pratiquent toujours la même politique en
vendant les mêmes articles. Ils se succèdent de père en fils dans le même
système de corruption, de trahison et de coups bas. Ils refusent de payer
les impôts et s’associent aux publicains pour contourner
le fisc. L'État haïtien se trouve souvent en difficulté pour faire face à
ses obligations par rapport au corps social. Avec quoi bâtir le budget et
réduire les inégalités sociales. Ils préfèrent financer les coups d’état au
lieu de répondre à leurs redevances fiscales.
Pendant deux cents ans 184 Familles étrangères maintiennent l’économie
nationale en otage. A maintes reprises pour maintenir le statu quo et
contrarier tout nouveau contrat social qui pose comme préalable
indispensable le changement économique, ils préfèrent l’occupation du pays.
A ce compte lisons les témoignages de Suzy Castor in “ Occupation
américaine d’Haïti” p.77 “Cependant, les commerçants arabes et italiens
installés dans le pays à la fin du siècle passé considérés par les
américains comme des Haïtiens, appuyèrent l’occupation de façon active et
effective. Ses membres souvent naturalisés américains jouissaient de tous
les privilèges des conquérants. Les noms des Kouri, Sada, Loukas, Boulos,
Bigio etc... se retrouvent dans plusieurs rapports officiels qui prouvent
bien l’appui de ce secteur commercial à l’intervention” Suzy Castor, dixit.
On peut aisément compléter la liste des 184 familles étrangères qui
maitrisent l’économie nationale en lisant les enseignes des magasins de la
Grand-rue et du bord de mer de Port-au-Prince. Une telle bourgeoisie n’a
aucune racine et méprise royalement le développement économique national.
Elle ne compte aucun cousin , aucune cousine dans nos communautés rurales
comment se serait-elle donc intéressée à l’équipement de nos collectivités
territoriales et aux infrastructures routières nationales. Nos registres
d'état civil ne mentionnent pas leurs noms. Cette bourgeoisie déracinée n’a
que faire des masses de l’arrière pays et bloque le développement économique
national par leur mainmise deux fois séculaire sur nos ressources
financières
Il existe une étroite corrélation entre la pensée qui est culturelle et
l’action orientée vers le développement économique. Même avec des centaines
de milliards de dollars le développement économique d’Haïti est impossible
puisque la volonté génératrice de projets d’avancement économique et social
n’est pas au rendez-vous. La culture préside à la
réalisation de tout projet dont le fondement est avant tout historique.
L’enracinement des acteurs qui partagent un destin commun les porte à
développer un sentiment d’appartenance à une communauté. La fibre
patriotique qui fait vibrer le cœur de tout Haïtien natif-natal a comme
source de référence l’identité collective. L’élaboration et l’avancement
d’un programme de développement économique pour Haïti exigent un minimum de
cohérence de la pensée. La discontinuité caractéristique de tous les projets
de développement entrepris en Haïti s’explique par le hiatus observé entre
la pensée, le projet et l’identité culturelle des acteurs. Le développement
économique a une fondation historique. Poser l’équation du développement
économique d’Haïti sans soulever le voile sur cette bourgeoisie déracinée
serait une preuve d’infantilisme intellectuel.
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http://www.sun-sentinel.com/news/opinion/sfl-221edithaiti,0,3175784.story
--- Chantal Alcius Par Chantal Alcius!
Le Pouvoir de transition vogue dans l'espace de la
corruption électorale!
Qui sait de quoi demain sera fait avec les candidats
de la Gauche-Socialisme qui ont déjà acquis la célébrité,
le respect, la popularité par des actions criminelles de la drogue,
de la violence et des effusions de sang sur la scène politique
haïtienne?
Quelle est la valeur des longues études pour un
haitien quand notre système de référence intellectuelle est sérieusement
déphasé pour ce qui est d'élaborer des réformes étatiques et
institutionnelles, de préparer les élections crédibles... au point de
supplier les ratés primaires hispanolais de nous venir en aide?
Lequel d'entre nous ne s'est jamais fait cette
réflexion?
Il est incompréhensible que les journalistes, les
instituteurs, les enseignants, les professeurs, les prêtes du vaudou,
les pasteurs...hésitent à se prononcer sur l'avenir
d'Haiti.
N'est-il pas évident que depuis la proclamation de
notre indépendance, la nation haïtienne n'a connu, en
majorité, que des tyrans, mais jamais ces derniers ne se montraient
aussi menteurs, humiliants, vendus et incompétents qu'avec des
Alexandre Boniface et Gérard Latortue au pouvoir ?
Dès leur apparition au timon des affaires, ils
prédéterminaient le cours de la transition afin de mettre le peuple sous
le joug des gauches-socialiste néo-bourgeois avec des élections
frauduleuses, faire périr les revendications de la "jeunesse
estudiantine" par la voie de la division et soudoyer certains
journalistes en leur offrant quelques "chèques Zombi".
Aucun parti ou regroupement politique ne peut bâtir
une stratégie solide pour remporter honnêtement les élections de
2005 quand il ne peut fixer un horizon pour exiger le départ
inconditionnel de l'équipe de la transition; car il est puéril et
antidémocratique, pour un Premier Ministre à la manière de Gérard
Latortue, de se vanter d'être le "seul maître" de la vie politique
d'une nation à la veille des élections de 2005. Il croit tromper le
peuple avec l'expérience vécue à l'ONU. Nous ne sommes pas
dupes. L'équipe de la transition a accablé la société haïtienne
d'innombrables commissions et une unité d'anti-corruption, elle, hypocritement,
créé des échappatoires qui l'exemptent d'observer ces mêmes
prescriptions.
Gros Gérard reste un personnage fourbe et tout le
peuple doit avoir l'oil sur lui et ses fous furieux; ils n'aiment pas
ce pays, la transition est juste une opportunité financière pour
eux. Rien de plus.
Les dangers électoraux viennent de la mass média
haïtienne qui pratique un véritable sabotage psychologique et tend
à faire circuler des pseudo sondages pour convaincre le peuple au
profit de tel ou tel candidat comme dans le temps du Pè Titid, soit vers
les années 90. Il n'y a aucun intérêt stratégique en jeu; il s'agit
seulement de saboter la conscience des innocents et naïfs et d'en
tirer argent.
Ainsi, l'électorat haïtien est parvenu à etre pris
en otage par des Drug-dealers Youri Latortue/Dany Toussaint, par la
Gauche criminelle de Evans Paul/René Préval, par la bourgeoisie
prostituée du Groupe des 184/Docteur Réginal Boulos qui sont perçus comme
les héros du temps, craints, respectés et apparemment
invincibles. De plus, ce qui
se déroule sur le terrain et au sein du Conseil
Électoral Provisoire coïncide exactement avec ce que le Gouvernement de
Transition a voulu et ordonné.
En outre, pour prix de manipulation et de loyauté,
l'impression des cartes électorales s'est vue confiée au Dr Réginal
Boulos considérant comme le Premier Ministre pressenti d'Evans Paul
qui est lui-même téléguidé par les leaders de la République
Dominicaine et de l'OEA.
Vu les antécédents du Dr Réginal Boulos, soupçonné
par le corps médical haïtien d'avoir administré malicieusement
des vaccins d'essais du SIDA sur les couches les plus
défavorisées de la population haïtienne, pour le compte des Instituts
biologiques internationales; on peut légitimement douter du
caractère hautement sérieux des bulletins de vote des candidats qui
seront placés à sa charge ( Se mete mimi veyé manteg ). Nous avons là
un signe: une double fraude semble ainsi devoir garantir une
victoire au clan gauche néo-bourgeois de Evans Paul, de Youri
Latortue, de Dany Toussaint, etc.
Dans le courant de 1990 à 2005, régulièrement des
centaines de vies sont fauchées par les leaders violents et sans
scrupules de la Gauche haïtienne..., signale un rapport secret de la CIA.
- Fraude lors des transportations et de décompte de
votes par la falsification des procès verbaux, par élimination
calculée du vote de la droite sous la supervision des policiers
soudoyés c'est-à-dire en leur promettant de bénéficier de certaines
promotions s'ils dirigeraient le résultat du scrutin à leur profit.
- Fraude lors de l'impression des bulletins des
candidats potentiels.
Que nous a appris le renseignement: " L'événement le
plus marquant de l'histoire de la République D'Haiti fut l'incendie
criminelle de l'ancienne Cathédrale de Port-au-Prince laquelle
était commanditée par Evans Paul dit K-Plim le jour du coup d'état
perpétré par le Docteur Roger Lafontant en janvier 1991".
Arrêtons-nous sur la campagne électorale qui vient
de déclencher à travers le pays. Pour beaucoup, le slogan des
partisans de Dany Toussaint et d'Evans Paul ("si Aristide n'y est pas
qui pourra le remplacer? Et la réponse ne s'est pas fait attendre
", lit-on à travers radiokiskeya.com ) laisse penser que les
querelles politiques inter-gauches-socialistes, jadis, représentaient
simplement différentes façons d'approcher " Le maintien de la
dictature populaire". Certains experts en guérilla ont parlé
de la manière intelligente dont la gauches-socialisme séculière
s'est servie de l'inexpérience du Pouvoir de transition pour le
porter à fomenter "l'opération Bagdad" via les <Madame Mildred Aristide in Essence Magazine
Madame Mildred Aristide in Essence Magazine=20
Forced into exile: Madame Mildred Aristide, wife of former Haitian
president Jean Bertrand Aristide, recalls the nightmare of being
driven from her country, Essence Magazine | October 2005
When I was growing up in The Bronx, New York, my parents lovingly
told us about Toussaint Louverture, Jean Jacques Dessalines and the
hundreds of thousands of St. Domingue slaves who defeated Europe's
mightiest armies, abolished slavery, and established their own
nation--Haiti--in 1804. Haiti's revolutionaries had fought for all
Blacks everywhere and proclaimed Haiti a sanctuary to which any Black
person could flee and be guaranteed liberty. Haiti, then, had always
been far more to me than my parents' birthplace. It was hallowed
ground where our people had waged a spectacular war against global
powers--and won.
I was honored, therefore, in 1992 to be invited to a New York City
College reception for Haiti's president-in-exile, Jean Bertrand
Aristide, who had served as a Catholic priest in the 1980's. Elected
by a landslide. President Aristide had been overthrown by the
military. Foreign powers have frequently engineered such tumults in
Haiti, as though to erase all memory of 1804. But that year lives in
the hearts of all Haitians. So on the night of the reception, braving
an awful migraine and pouring rain, I went to honor the man the
Haitian people had chosen to lead them. Little did I know when I
entered the room what a dramatic turn my life would take.
Back then, I was a lawyer working near Rockefeller Center in New York
City. At the end of the City College reception, a number of Haitian
lawyers and I were invited to a meeting with President Aristide.
United in out desire to see democracy restored to the land we loved,
we offered our best insights and recommendations. This led to an
opportunity I considered historic two--months later I left my New
York law firm to join President Aristide's legal team. Haiti's
democracy was restored in 1994, and I moved there permanently to
continue my work. I saw firsthand President Aristide's tenderness and
strength as he served the people, and I was exposed daily to his
intellect. his humility, his compassion, his wit. In time, our hearts
became one. and in 1996 we wed.
My husband completed his term two weeks after our wedding, and we
established The Aristide Foundation to expand the youth-based
ministry he had started in the eighties. His church had been burned
down in 1988 by those who opposed his advocacy for social justice,
and powerful interests continued to push for his removal from the
church because of his liberation-theology teachings.
Despite this, my husband was again elected president in 2000. His
priorities were education and health care, and I was asked to head
the National AIDS Commission. The needs were enormous, but it was
clear we were on the right path. At the inauguration of hospitals,
schools and new roads, old ladies who could hot read would wait with
books, pamphlets or anything that they could find because they knew
their president encouraged reading. They would caress my face and
say, "Cherie, kenbe fo nap lapriye pou ou" ("Sweetie, stay strong, we
are praying for you"). As an onslaught of propaganda and
disinformation from internal and foreign enemies of Haitian democracy
intensified in 2003, these moments would sustain me. Here, among the
people, we would always be sale.
We lived in our own home on weekends, but during the week we worked
and lived in Haiti's National Palace. It is across the street from a
breathtaking monument of an African male blowing a conch shell to
honor Haiti's 1804 revolutionaries. From this space I worked to help
the world understand the suffering caused by wealthy nations blocking
$500 million in approved loans for Haiti--in their effort to
destabilize our government. I spoke out against and wrote a book
about the exploitation of the children of Haiti's poor and strove to
honor my husband's belief that every human being should be treated
with dignity. I was proud of my husband when he asked France, Haiti's
former colonizer, to repay to our government the $21 billion that it
had wrongly expropriated from the Haitian state in 1825.
However. a small elite minority in Haiti, entrenched in a tradition
of not paying taxes, treating the poor Black majority as subhumans,
and profiting from their misery, has always seen my husband as an
irritant, an obstacle. In fact, for them the real irritant was
democracy. A democratic Haiti that invested in its people represented
a dramatic break from the country's recent past. To forestall this.
some of the elite colluded with foreign agents to finance former
soldiers of Haiti's disbanded army, as well as convicted criminals,
to stage yet another coup.
On Sunday, February 29, 2004, responding to our call for
international help, Tom Joyner, Tavis Smiley and Cornel West were
flying in to investigate and broadcast what was really happening in
Haiti. Just hours before this important opportunity to tell the world
that our government was under attack by thugs, and with the millions
who had voted for my husband still asleep, foreign diplomats and
heavily armed foreign soldiers came to our home and took us away. As
we were driven through the predawn darkness, the streets were eerily
empty. President Aristide and I were forced onto a plane by foreign
soldiers and taken against our will to the Central African Republic,
a country 9,000 miles away, where we knew absolutely no one.
Before the day was over. Haiti's democratically elected government
had been completely dismantled. I was trapped n a strange
slow-motion, soundless nightmare. If this was happening to us. I
wondered, what was happening to the hundreds of thousands of people
in the narrow corridors of Cite Soleil, the tin shacks of LaSaline
and the fields of the Central Plateau?
At great personal risk, Congresswoman Maxine Waters (D-CA) and
Randall Robinson came to us in the Central African Republic and
worked to secure our temporary relocation to Jamaica. And with
various Caribbean and African governments' support, President Thabo
Mbeki later invited us to South Africa. Along with our daughters
Christine, 8, and Michaelle. 6, we landed in a biting South African
winter, but have since seen Africa's famed jacarandas bloom.
It is touching when South Africans tell us they hope the ancestors
will help Haiti, because we Haitians also pray to the ancestors for
guidance. The spirit of ubuntu--humane sensitivity toward others--is
alive and well in South Africa. Everywhere I look, South Africans are
reading, thanks to Mandela, Mbeki and democracy. In Haiti, education
had always been the preserve of the country's tiny upper class, but
with democracy we, too, had begun to break a wall of apartheid. When
my husband was returned to power in 1994, Haiti had 38 public high
schools. By 2004, before the coup, that number had increased to 134.
Hope was in bloom.
More than a year and a half after the theft of our democracy, Haiti
teaches us yet another lesson: the fortitude of the human spirit. My
husband and I can no longer touch or see the people of Haiti, but as
the Zulus remind us, "A spirit never forgets the road home." As we
deepen our understanding of this special nation, our temporary home,
we teach students at the University of South Africa about Haiti: its
past, its pain and its promise.
COPYRIGHT =A9 2005 Essence Communications, Inc..
=20
Haitianpolitics]
Faut-il éliminer l'élection présidentielle directe en Haïti ?
Gerard Bissainthe
Le probleme ne se situe pas au niveau de l'elimination
de l'election presidentielle directe.
Il faut commencer par corriger l'absurdite d'un
executif bi-cephale, ou un president elu doit partager
son pouvoir avec un premier ministre non-elu, choix
acceptable si c'est l'homme du president mais source
de conflits si c'est un homme de l'opposition qui se
comporte en co-president.
Ou bien on a un regime presidentiel avec un president,
ou bien on a un regime parlementaire avec un premier
ministre.
Cette constitution de 1987 a ete un "chaka" prepare
sous le coup de l'emotion, il est grand temps et sans
passion qu'on la fasse passer dans une passoire pour
se debarrasser des morceaux-obstacles qui la rendent
non-fonctionnelle.
Le probleme de la decentralisation s'avere d'une
importance capitale car de tous temps seule la
republique de Port-au-Prince ou toutes sortes de cours
oocultes decident pour le reste du pays, en realite
ces cours se fichent pas mal du reste du pays. Le
peuple a donc et continue de chercher son salut dans
la migration, d'abord vers Port-au-Prince pour essayer
de joindre la ronde infernale et ensuite vers
l'etranger en cas de non admission.
Un reamenagement du territoire en republique federale
est notre seule issue a mon avis, car a travers des
elections regionales et locales, le peuple se choisira
des elus locaux pour diriger nos 10 departements
devenus etats federes.
Nos mairies elles aussi devraient subir une reforme ou
un maire est elu, pas 3 comme presentement (source de
toutes sortes de luttes intestines et de coups bas) et
un conseil communal dont le nombre est determine selon
la population de la ville en question pour legiferer
et assister le maire dans ses fonctions.
Je suis d'accord avec vous, on ne cache pas la verite
historique parce qu'elle blesse. Donc la suggestion
faite de ne pas enseigner l'histoire d'haiti serait de
rendre l'histore d'haiti accessible a un petit groupe
select au detriment du reste de la population. Au
contraire, l'enseignement de l'histore d'haiti devrait
etre propagee davantage pour que arme des lecons de
l'histoire on s'evertuerait a faire grande attention
pour ne pas commettre les memes betises du passe. La
reprise de l'enseignement de l'instruction civique
aiderait aussi dans la recherche des solutions a nos
problemes sociaux-politico-economiques.
Une constitution est une boussole pas une entrave
comme c'est le cas chez nous et en plus en Haiti on
est toujours oppose a quelque chose ou a quelqu'un.
J'espere que ceux qui pretendent offrir des solutions
fassent attention a ne pas envenimer notre situation
car la nation est deja assez polarisee.
Bien a vous
Harry Fouche
Michaelle Jean, Born in Haiti, Governor General of Canada
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Can you say “Her Excellency the Right Honourable Michaelle Jean Governor General of Canada”? Get used to it!
(TELEDJOL) Thursday August 04 -- by: Woodring Saint Preux
The Haitian flag is floating sky high in Canada!
The new Governor-General of Canada will be Michaelle Jean, A Haitian Immigrant, born in Port-au-Prince, The niece of Haitian writer Rene Depestre, and an award-winning journalist.
Let me brag a little bit:
One of the duties of Michaelle Jean as Governor General of Canada is "Commander-in-chief of the Canadian Forces. "
Wow!
Talk about a boost of self confidence! I'm Fired up!
Michaelle Jean thought she'd made it big a few years ago when she became the first black woman to anchor a network TV news show in Quebec
"I have the feeling that a page of history was written just by my simple presence," she said in an interview at the time. "It would have been unthinkable not so long ago that someone like me would occupy the position I have now."
Now she will go on to write an even bigger page of history as Canada's new governor-general. (from canada.com)
As Canada's Govenor General, Michaelle Jean will be the representative of Queen Elisabeth II in the country.
Michaelle Jean will also be the youngest person to ever serve as the Queen's representative in Canada.
Michaelle Jean speaks five languages fluently (French, English, Spanish, Italian and Haitian Creole).
“Her Excellency the Right Honourable Michaelle Jean Governor General of Canada”
Shine! My Haitian Sister! Shine!
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Images d'une occupation
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Haiti's New Scourge:
Kidnappings That Frighten the Rich and Poor


By
GINGER THOMPSON
Published: June 6, 2005
PORT-AU-PRINCE,
Haiti, June 5 - She is a bank teller. Her husband delivers air mail packages
for DHL.
In a country
where about 70 percent of adults have no jobs, that
means Gehanne and Jacques-Henri Beaulieu are worth a small fortune.
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Michael Kamber for The
New York Times
Gehanne Beaulieu, center, a
Haitian bank teller, is comforted by a relative after being released by
kidnappers on Tuesday in Port-au-Prince.
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Michael Kamber for The
New York Times
Taisa
Naar, 14 months old, with her mother, Manoushca Douyon Naar, in Port-au-Prince
last week. Taisa was kidnapped
several weeks ago by armed men who released her after her family paid an
unspecified ransom.
On Tuesday, it
was taken.
As Mrs.
Beaulieu arrived for work on Tuesday, in broad daylight, on the busy Rue des
Miracles, three men carrying long guns forced their way into her car. Within
the hour, they called her husband by cellphone and demanded $20,000.
"If you do not
give us the money," a voice said, at once gentle and cold, "we will execute
her."
Emptying his
bank accounts, Mr. Beaulieu came up with only $2,700. He began calling friends
and relatives, many in the United States, asking desperately for money.
"I asked
everybody I knew, 'Please help me get my wife back,' " he said less than two
hours after the kidnapping, still in the heat of panic, after friends of his
family helped a reporter contact him. "If I get her
back, I am going to send her away from here."
"This country
is out of control," he said. "No one is safe."
Indeed, more
than a year after the start of yet another conflict-ridden political
transition, it is hard to tell who, if anyone, has taken charge in Haiti.
After an armed
rebellion, months of violent political clashes here in the capital, and heavy
pressure by the United States forced President Jean-Bertrand Aristide from
office in February 2004, the world pledged some $1.4 billion in aid, and the
United Nations sent more than 8,000 peacekeepers to help a shaky interim
government bring order to this, the poorest nation in the Western Hemisphere.
But chaos still
reigns. In just the past two weeks, gunmen fired on a United States Embassy
van, and the State Department ordered all nonessential personnel to leave the
country. A French honorary counsel, Paul-Henri Mourral, was shot to death on
the road between Port-au-Prince and Cap Haitien on Tuesday.
Also on
Tuesday, gunmen chased police officers into a popular market, and then set the
market on fire, killing at least 10 people. And on Saturday, as many as seven
people were killed and six houses burned as the police struck back against
gangs in Bel-Air, a violent slum. It does not take long on the streets here to
see that Haiti's problems go deep and wide. Even supporters of the interim
government describe it as far too weak to instill confidence and negotiate
peace among the country's disparate political factions. Foreign observers say
the international community has failed to undertake the long, hard and
dangerous work needed to rebuild Haiti, almost from scratch. Many Haitians
openly wonder if there is enough money and manpower in the world to do that.
By the accounts
of diplomats and political observers, human rights activists and business
people, this remains a country poised for implosion, with almost all its
institutions ravaged from the inside out by corruption. Ruthless mobs have
risen in their place, led by drug traffickers, former military officers,
corrupt police officers and street thugs. They have set off a devastating wave
of murders, carjackings, armed robberies and rapes.
Kidnappings are
the latest scourge.
Like most
crimes, kidnappings tend to go unreported. But authorities in the interim
government and foreign diplomats estimate that 6 to 12 kidnappings occur in
this city every day. Among them are high-profile cases, like the recent
abductions of an Indian businessman and of a Russian contractor to the United
Nations. Some authorities said they had received reports of vegetable vendors
being kidnapped for $30.
An overwhelming
majority of the cases seem aimed at the middle and working classes. Afraid to
go to the police, most families negotiate with kidnappers on their own. Mrs.
Beaulieu's family negotiated for hours by cellphone with a kidnapper who
called himself "commandant."
About 4 p.m. on
Tuesday, her relatives told him they had $4,000. The commandant said he would
take it, and he told Michel Lapin, 39, Mrs. Beaulieu's brother-in-law, to come
alone after nightfall to deliver the ransom at a house in Bel-Air.
When Mr. Lapin
got there, he said, four men shone flashlights in his eyes. One shoved a gun
into his stomach; another grabbed the bag from his hands and began counting
the money.
Then the
commandant emerged. Apparently unconcerned about being identifiable, he looked
Mr. Lapin in the eye, thanked him for the money and said Mrs. Beaulieu would
be released within a few hours.
Sobbing, she
was freed about 8:30 p.m. at a street corner near Bel-Air.
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Michael Kamber and Régine Alexandre
contributed reporting for this article.
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Priest's Arrest Fuels Anger Of Supporters Of Aristide (October 26, 2004) $
"Ingratitude, Amends and Amens"
::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
An observer of Haitian political life can only qualify as ingratitude, the
attitude of the Haitian state towards its Diaspora.
The paradox between the legendary gratitude of the Haitian people on one
hand, for the very little they do have, and towards those who help
contribute to their causes, and this ingratitude of the state towards its
best and brightest, is nothing short of mind boggling and quite simply "A
National Disgrace". How can we receive so much and give back so little.
How
can we lethargically brush aside such a fundamental issue of such
importance. How long do we expect the Diaspora to live
under a regime of
"Taxation without Representation". One only
hopes the Diaspora's patience
on this issue produces the requisite results, before, like the Americans at
the Boston Tea Party, they too, break out in open revolt.
Why is double nationality and equal economic, social, and yes, political
rights such a problem for the Haitian state. And why
has it yet to happen,
when the vast majority of people asked believe that, as Steven Covey so
aptly classifies life's issues, it is both essential and urgent.
We could list the excuses as falling into a certain number of broad
categories:
1) "No one cares enough to make it happen, we have enough problems."
Double-Nationality and Equal Rights for Haitians Overseas is not a problem,
it is a Grade Triple AAA solution with unimagined benefits for Haiti
and
the Haitian people.
2) "The Constitution."
I love this argument most especially when it is brandished by those who
violate it with glee when it suits their personal agendas. If a referendum
were to take place in two months time, with a thorough national discussion
in the media and on the street preceding the vote, I think we all know 90%
at least would be in favor of granting Double-Nationality and Equal Rights
status to Haitians overseas immediately and without further "Pale
Anpil".
3) "We have to wait."
I have rarely seen a state so predisposed to waiting, and waiting, and
waiting. Who benefits from waiting, and waiting, and waiting, certainly not
the people. A few thousand ladies
and gentlemen in suits and nice cars. You
be the judge. Many other people don't want to wait. To those governing our
Haitian state, we know you are swamped, facing the most incredible
challenges, yet we plead for you to do the right thing now, to take this
opportunity granted to you with your time at the helm to give Haiti a new
beginning. By accomplishing just this you will have made a major
far-reaching contribution to Haiti's
future. If you do nothing else, do
this one thing for your countrymen and women. You know in your heart it is
the right thing to do. If you disagree, then let's vote on it. Isn't that
what democracy is about. If you believe the Haitian people do not want that
now, put it to the test, referendum time, and if ever it was worthwhile to
have a referendum now on an issue, this is the issue, this is the time. Not
in 5 years, 10 years, 15 years.
We can beat around the bush forever and ever amen, or we can get it done
now, and simply say "amen".
The Dixie Chicks sing a song of familial love whose lyrics should express
our heartfelt sentiments to the Haitian Diaspora, Our Family Overseas:
"Oh my love will fly to you each night on angels wings"
When will we as a nation, through action, demonstrate to Haitians Overseas
our profound gratitude.
The same song says
"God hears "Amen" wherever we are"
Let us make peaceful, but forceful, noise now, to let the Haitian state
hear it is time for "Just Amends" and just "Amens"
RepresentAction
Port-au-Prince, Haiti
May 6, 2005
|
From our active member Aly Jean-Louis
The wreckage of Haiti's dreams
Article's origin: www.haiti-info.com
While supporters of the recently ousted President, Jean-Bertrand Aristide, battle with police in the Haitian capital, the northern town of Gonaives is trying to recover from a tropical storm, which killed 2,000 people, destroyed homes and left survivors starving. Will the Haitian people ever be able to enjoy the independent status secured 200 years ago ?
As you drive to the northern city of Gonaives, you pass through Haiti’s shattered dreams.
Factories lie abandoned, a reminder that this is a country with 10 times more workers than jobs.
A big cement plant - a government venture - sits by the Caribbean sea at one point but there is no sign of activity.
For once, passing a big factory, I found myself longing for a little pollution, a sign that some activity was going on inside, that helped people feed their families.
But no, the air was stunningly clean around the cement plant.
A little further on, the coastal strip between sea and mountains narrows and azure waves wash on white sand in plain view of the road. Faded signs advertise seafood restaurants and resorts.
There is even a Club Med where I swear you can hear the ghosts of cavorting fun-seekers beside the debris-filled swimming pool and along the empty beach.
A bamboo beach bar sits forlornly under the palms, crumbling with decay from salt and sea spray.
Once, people had fun here : French-speaking tourists from Quebec, France and, of course, Germans and the odd Briton.
Club Med Haiti had an international clientele. Now it has locked gates and an old security guard who half-heartedly waves away the curious.
Barren land
There are some truly stunning seaside villas further along the road, all surrounded by high walls and barbed wire.
Haiti’s super rich - and it has more than a fair share of them - have some of the choicest bits of this coast. But I wonder if they bother to come any more.
Many of the villa people owned resorts too. Now they stay in Port-au-Prince and fly to Florida or Jamaica for a good time by the sea.
More than anything else, the drive up to Gonaives is an illustration that Haiti is fast becoming an environmental catastrophe on the scale of Central Asia’s Aral Sea.
Once this was some of the most fertile land in the Caribbean, covered by stands of tropical hardwoods and mango orchards, palms by the coast, pines and teak inland.
Now the soaring Haitian hills are barren and covered with landslips. The soil is parched, desiccated, and cactus is taking over from trees and grass as ground cover.
If you wonder where the all the trees went, you do not have to look far for the answer.
Fuelling poverty
Every village has a black, sooty corner where people make and sell charcoal, Haiti’s cooking fuel of choice.
These days the wood for the charcoal comes from distant stands of trees that you cannot see from the road, or even from the top of the coastal hills ; they are that far inland.
I stood atop two hills and strained my eyes to see a single tree in the tropical distance. There were not any.
Charcoal burners - people with no other way to earn a living or cook their food - have cut down every single one.
A few attempts at reforestation have fallen afoul of the same process.
How can you tell a hungry family to wait 15 years for an oak tree to get big enough to harvest for timber or firewood ?
Poverty and deforestation are two sides of the same coin.
Just how dangerous Haiti’s environmental crisis is was demonstrated by last month’s devastating floods, when walls of muddy water surged down from the hills into Gonaives and surrounding towns.
Three thousand people died. More than 100,000 survivors lost everything.
Those floods came from the edge of a hurricane, from heavy rain squalls that fell on barren hills that just cannot absorb water.
Now the United Nations is feeding the hungry and trying to clean up the streets so normal life can resume.
One of the first parts of the local market to start functioning after the floods was where charcoal was sold. In a country where more than 80% have no electricity and where access to kerosene or bottled gas is a distant dream, the people cook with charcoal, whatever the consequences.
Nation-building
Gonaives is busy, filthy with dried mud from the flood waters and awash now with people who need food, water and shelter.
A monument in the centre of town tells you that Haitians declared independence from France and slavery in Gonaives in 1804.
Other political convulsions have begun there too, including the recent overthrow of the controversial President Jean-Bertrand Aristide.
The city was picking itself up and trying to repair things. Shops were slowly re-opening and some schools were holding classes.
It is safe to say those students were learning all about Haitian national pride.
One child we met was clutching a book about Jean-Jacques Dessallines, the former slave who led his people into freedom two centuries earlier. It was his statue that loomed over the central square in this city.
You could see the high water marks on the plinth, dirty streaks well above the height of a tall person.
That is why thousands died here. And it is an eerie, inevitable thought that the flood waters will come again and wash away more lives.
The parched, treeless hills guarantee that.
My travelling companion, a judge and human rights activist, had finished his law degree in Gonaives. He told me that people here had always been dreamers, rebels, troublemakers.
These days, he said, they were struggling just to stay alive amid the wreckage of their dreams, and those of every single one of their fellow citizens of Haiti.
MBEKI IS NOT A 'SCAPEGOAT' FOR HAITI'S TROUBLES
ABSTRACT : The South African government has taken "strong exception" to
reported comments attributed to the interim Haitian Prime Minister Gerard
Latortue, accusing President Thabo Mbeki of failing to respect international
law by allegedly "allowing a person in his territory to organise violence in
another country". In a statement released on Monday by Deputy Minister of
Foreign Affairs Aziz Pahad, he said: "The comment, if true, has no factual
basis.
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