READ THE ANARCHIST MANIFESTO
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From Lemane Vaillant (Haitian Politics) Une très bonne approche sociologique de la grande question de la Violence et des Violents de notre monde .. Tu vois Camille : c'est assez relatif ! Des Très violents traitent d'autres de Terroristes .. Et ceci est généralement accepté dans notre Monde rangé .. Bien sûr , nous ne pouvons changer le Grand Ordre des choses de ce Monde .. Salut et Compliments Camille ! Il manque à Haiti des Sociologues en permanence fonctionnelle .. Lemane Vaillant Toronto, le 19 Octobre 2004 . ************************************************ From: "CAMILLE LOTY MALEBRANCHE" <eacmill@hotmail.com> To: <Haitianpolitics@yahoogroups.com> Sent: Tuesday, October 19, 2004 11:14 AM Subject: [Haitianpolitics] Re: La Justice Sociale : un autre nom de la Paix ( Juan Gabriel Valdès dixit ) ... Il y a Violence et Violence : la Vérité peut être violente aussi .. --- Salut, je republie ce texte pour votre méditation sur le problème de la violence! Bonne lecture. HAITI, POUR LA PAIX SOCIALE, CONTRE LA VIOLENCE LÉTALE. PAR CAMILLE LOTY MALEBRANCHE Au-delà des domaines de sécurité publique: alimentaire, policière, médicale; du désarmement urgent à entreprendre, la paix durable relève d'une démarche politique pertinente dans le sens de la transformation des rapports sociaux. Il s'agit de poser les bases d'une réforme des rapports verticaux (structures de gouvernance et gouvernés, donc structuro-humaines) mais aussi de réinventer les modes de relations horizontales humaines entre citoyens. L'ordre de la laideur qui empoigne notre réalité nationale étant un ordre mental avant d'être politique, seule une prise de conscience des élites peut aboutir à l'entreprise de l'édification du nouveau mental collectif. La violence calquée sur le modèle de l'esclavagisme hante et surplombe le paysage social haïtien et la rupture avec l'âme colonisée et esclavagisée demeure un horizon lointain qui, à l'inverse de l'horizon fuyant sans cesse, est atteignable si les élites haïtiennes s'efforcent - par une prise de conscience où elles se débarrassent des oripeaux de la livrée colonialo-esclavagiste dont elle a héritée - de la poursuivre. Il s'en faut certes de beaucoup. L'homme perfectible n'est jamais définitivement produit d'un programme. Dans son axiologie (échelle des valeurs), il doit déterminer ce qui réfère à l'être transcendantal (l'esprit) et constituant donc l'essentiel, le fondamental et de cela assumer le reste : la culture, le rapport à l'autre jusqu'au physiologique. En Haïti, un code mortifère se lit et s'exprime dans les démarches depuis cette forme de nihilisme du marginal qui rappelle à tout interlocuteur que « tous sont mortels » (nou tout ap mouri) jusqu'à l'immobilisme des riches marchands et politiciens affairistes qui crachent sur le dysfonctionnement quasi général du pays, manifestant à l'unisson une violence létale empoignant et détruisant le destin d'Haïti pris en otage par notre négativité mentale, retenu prisonnier de nos errements programmés, nos fiertés de vils réifiés et de vaudevilles grotesques, esclaves volontaires des préjugés qui nous ont anéantis tout au long de notre l'histoire. Cette honte est imputable d'abord aux plus nantis d'entre nous : grands possédants, intellectuels et hommes politiques. LA VIOLENCE, ESSENCE DUELLE, ÉPÉE À DOUBLE TRANCHANT. Bien au-delà des idées générales reçues au sujet de la violence, son essence demeure duelle, bidimensionnelle : Vitale et létale, créatrice et destructrice. 1) Violence vitale De la cosmologie dont les théories les plus éloignées semblent concorder sur la thèse d'une explosion originaire telle que le souligne la version du big-bang jusqu'à l'ontogenèse, une violence engendre l'être. L'ontologie, cette étude plurielle de l'être révèle qu'à ses débuts, l'être est fulgurance et jaillissement, donc violence c'est-à-dire déclenchement d'énergie provoquant un certain nombre d'arrangements et de mécanismes qui déterminent les structures complexes des étants ou éléments. L'homme, quant à lui, naît tout entier dans une incroyable violence allant de la course de la microgamète pour la fécondation de l'ovule à la naissance de l'enfant avec le fameux traumatisme lié à cette dernière évoqué par Rank, sans oublier les douleurs de l'enfantement de la mère comme déchirée dans son sexe après la toute première déchirure de la défloration qui a fait de la fille une femme apte à la maternité. Là, tout se passe comme pour nous faire comprendre que rien ne surgit de ce qu'on appelle par lacune lexicale «le néant, le vide» sans une énergie forte jaillissant explosive ou déchirante. 2) Violence létale La violence létale est une altération, une corruption de l'énergie créatrice ou vitale déferlant comme un revers (un thanatos) de cet éros cosmique ou phylétique que constitue l'énergie génératrice et positive. C'est une sorte d'appel du dessous qui bloque la transcendance. Ici, bien-sûr, nous ne pointons pas la juste violence du révolté contre la tyrannie mais celle du terrorisme officiel d'État ou de société qui mine l'énergie de vie et y substitue les ersatz du conformisme, de l'apathie, de la misère matérielle ou mentale. En Haïti, cette violence de l'indécence des élites, par massification de la misère, par absence d'horizon, par nivellement excessif des multiples « couches humaines de la société » (le concept de classe étant ici trop difficile à traiter) se manifeste à plusieurs échelons : familiale, interpersonnelle, économique, politique, religieuse. A) Aspect familial On a beau dire, l'intolérance et l'irrespect se propage dans la famille d'abord avant de l'être dans la société. Trop de pères de famille mégalomanes qui se vantent de si bien traiter leur enfant (vu le nombre de géniteurs ignobles de chez nous qui abandonnent leurs rejetons), s'imposent en fait en le mystifiant, lui reprochant parfois même d'exister, se plaignant sans cesse des dépenses et emmerdes que leur provoque ce dit enfant. Quant aux familles monoparentales, les mères y misent exagérément sur le devenir aisé de l'enfant qui doit ultérieurement les sortir de leur triste condition avec ce misérabilisme fameux connu chez nous sous les mots «bourik fè pitit se pou do-l repoze ». L'enfant ainsi perçu est appelé à la performance scolaire, et s'il défaille, sans une moindre notion ou considération de l'état psychique de l'« enfant- otage », celui-ci mérite l'humiliation, le rejet puisqu'il déçoit le rêve de la déesse-mère à qui il appartient. À cela, s'ajoutent les engueulades, les punitions injustes au gré des lubies parentales. B) Aspect interpersonnel Il est difficile de rencontrer en dehors d'Haïti une société laïque où l'autre est aussi constamment traité comme s'il devait être l'écho de l'individu locuteur. Et, retour de l'effet sur la cause, quand on réplique c'est toujours sentencieusement avec apophtegme, menace et injure, peut-être pour intimider et ne pas être intimidé. La relation à hauteur d'homme cruellement manquante est ce vice de construction dans le plan du rapport à l'autre et qui tue toute bonne communication fondatrice et enrichissante entre haïtiens. La marchande des rues, sale et minable, vous regarde de la tête aux pieds pour vous jeter une obscénité si vous êtes en désaccord avec le prix qu'elle vous propose. Le diplômé à court d'arguments vous indique de vous taire en brandissant comme un épouvantail ses parchemins rappelant sa morbide et parfois combien médiocre autorité, inapte à argumenter dans la spontanéité sans la servitude livresque. Le bonhomme qui gagne un bon salaire s'en sert comme paravent à toute relation avec le moins fortuné; de même, une majorité de mulâtres se retrousse visiblement le nez pour montrer leur gêne quand un « intrus des classes inférieures » s'aventure sur leur territoire « d'aryens tropicaux ». De l'autre côté, le moins que rien noir devenu « chef » dans l'administration se transforme en grognard arrogant et ne cherche que la compagnie de la minorité à peau claire et des noirs riches. Véritables attirail de mouches et suite de menus fretins que l'ignoble mental haïtien en nos errements ainsi compris. Sommes-nous une bande de singes acrobates qui s'ébattent pour les rieurs du nord s'esclaffant à nos dépens? Je laisse à chaque lecteur le soin d'y répondre pour lui-même! C)Aspect économique Inutile de tabler longtemps sur cette violence en Haïti, la vie quotidienne haïtienne est le chantre de l'exclusion économique de plus des trois quarts de la population. À cela, une vision simpliste et de consommation compulsive réduit tout, même en ce « non pays », à l'acquisition des objets de luxe. Fuite de devises et paupérisation accrue s'en suivent et transforment les riches consommateurs en surhommes des poubelles humaines que deviennent peu à peu les quartiers de la capitale. Ici plus que jamais, les riches « faussement dits bourgeois » se donnent et s'adonnent à satiété à leur suprématie vile, leur consumérisme à l'envers négativement niveleurs de la société. (Nous voulons ici féliciter ceux qui font tout pour maintenir un certain fonctionnement de l'embryon industriel malgré difficultés et insécurités diverses dans un milieu où d'autres plus cossus ont fermé pour devenir revendeurs de toutes sortes avec de l'argent facile pour bannière et devise). Dans cette galère économique, la mégalomanie dans l'importation et la consommation de produits de luxe joue le rôle de piloris des maigres ressources de l'économie exsangue et charnier de l'espoir d'une amélioration du sort des masses. D) Aspect politique Dire que la politique haïtienne porte la palme de la violence constitue un euphémisme, une tautologie, un truisme. La politique haïtienne est l'autel sacrificiel de tous les droits et espoirs des majorités. Une horde d'affairistes faisant des fonctions électives le lieu d'assouvissement de tous leurs bas instincts, catharsis de toutes leurs frustrations, cautères sur leurs jambes de bois incurables, transforme l'administration en industrie devant, aux dépens de la nation, leur fournir des millions et nourrir les nouvelles femmes-objets qu'ils peuvent se permettre de fréquenter. À cette ostentation de fortune, se mêle le bâillonnement de la presse, le massacre des adversaires, la systématisation de la terreur dont le plus récent épisode avec Aristide est on ne peut plus probant. Et comme le pouvoir de l'haïtien vient toujours des dieux, l'oint béni élu, le messie président ou ministre est le bon et le reste, les adversaires, des agents du diable qu'il faut éliminer. Cette violence mettant à contribution la naïveté et l'analphabétisme des masses désespérées, la récupération des mouvements de jeunes, ne va jamais dans le sens de l'amélioration des sorts mais d'une transformation des pauvres en tueurs et terroristes contre les possédants et les éduqués pointés comme ennemis alors que les politiciens au pouvoir sont autant ignobles sinon pires et au service des plus poisseux riches et intellectuels négatifs dans leur rapport contreproductif au pays. La répétition de l'horreur prend allure de karma dans notre histoire. Les ferments tératogènes, les tessons idéologiques mutilent la pensée et font émerger les plus obscures couches de l'inconscient où l'homme et la bête la plus immonde n'ont point de délimitation dans notre histoire d'anciens esclaves non libérés dans le mental. De la haine narcissique du mulâtre ou noir clair pour le nègre noir qui l'empêche d'être blanc par sa présence dans sa constitution génétique à la crapulerie animale du nègre noir voulant à tout prix parvenir à être accepté par la cooptation du mulâtre ou du blanc, la politique porte l'empreinte d'un monde de frustrations inavouables où les frustrés, haineux et complexés à degrés divers usent du pouvoir directement ou indirectement pour compenser leur faille intime, leur béance caractérielle. Car le comportement social de l'haïtien est en général sauf exceptions, pathologique, sale et inhumain. E) Aspect religieux Dans son rapport à l'être en général et à l'homme en particulier, l'haïtien est tristement, lividement religieux. De ce tissu de négativités qu'est le vaudou, l'haïtien a appris que la religion doit être une somme sans fin de menaces, de peurs et de mystification. Sellé et cravaché par le loa, difficile pour un vaudouïsan d'avoir une juste estime de soi et un équilibre existentiel. Le vaudouisan est toujours menacé des coups de poudre, de l'envoûtement par les démons ou les morts, du mauvais sort qu'on lui jette (yo pran chans li). Au manque d'estime de soi et d'équilibre métaphysique, viennent toujours le narcissisme et le délire de la personnalité, ces cultes pathologiques de l'égo, cultes ennemis de la juste estime de soi. Le vauidouïsan substitue donc à ses misères, le délire mystique mégalomane, et un onirisme débridé. Si le vaudou n'a point les tares tueuses du fondamentalisme, il a tous les défauts de la fausse mystique qui voit les prêtres et prêtresses (houngans ou mambos) exploiter les adeptes jusque dans leur âme asservie. Et cette structure vaudoue se retrouve à toutes les autres religions que pratiquent les haïtiens. Le catholicisme dans le syncrétisme classique est peut-être l'un des plus grands alliés du vaudouïsan. Quant aux multiples sectes protestantes, il suffit de vérifier pour plusieurs leur homilétique (mode de prédication proposée aux fidèles) pour découvrir la hantise vaudou qui les agite dont leur culte est souvent un pair dialectique. Par ailleurs, l'église catholique a, quant à elle, dans sa propension impérialiste à l'universalité, car « universel » est bien le sens du mot catholique, favorisé la salissure et la violence par toute la terre. De la colonisation de l'Amérique à la déportation des noirs, de l'esclavagisation négro-africaine à la dérive fasciste d'Italie et la crapulerie franquiste d'Espagne. Les siècles catholiques sont des siècles de honte et d'horreur que cache une poignée de saints dont l'hagiographie et le martyrologe se servent pour justifier l'éthique fallacieuse, vénale et prétendue sainteté de l'église, (l'infâme église) dirait Voltaire. En Haïti, le catholicisme, en contribuant à la formation classique des jeunes en a tristement et perfidement profité pour engendrer un monde de complexes qui hiérarchisent les individus à l'image même de l'église très hiérarchisée. Exacerbant la mégalomanie, cette violence du moi infligé à la communauté, il est facile de constater les méfaits des produits et sous-produits de ladite église dans notre société. Faut-il le rappeler, le génocide même n'est pas étranger à l'église, du massacre de la saint Barthélemy au génocide rwandais dont la présence avec la France dans le Rwanda génocidaire interpelle aujourd'hui à 10 ans de l'hécatombe, les analystes penchés sur la question, l'inquisition, l'autodafé aura évolué pour connaître d'autres formes mentales, difficilement tangibles d'extermination de l'homme. Enfin, le protestantisme multiple, pluridénominationnel a eu le mérite d'apporter un évangile moins biaisé que l'église romaine, toutefois, un abîme sépare les pauvres de l'armée du salut des maniérés du dimanche matin de certaines églises. Petit-bourgeois dans l'âme, leurs cultes sabbatiques ou dominicaux donnent plus l'allure d'un défilé de mode, d'une exhibition littéraire parfois belle mais vide des prêches parce que sans référent dans les actes qui étayent le nivellement négatif sans charité et réifiant des majorités comme ailleurs dans la société. Quelques familles y sont enfants légitimes et naturels de Dieu alors que le reste, l'écrasante majorité, est constitué d'étrangers à Dieu. Le maniérisme complexé de ces soi disant églises est en soi violence contre les pauvres que les dirigeants hiératiques ou laïques bernent et exploitent ne serait-ce que par le nombre qui confère puissance et représentativité à ladite dénomination sans oublier la vieille tradition des dîmes et offrandes auxquelles mêmes les démunis sont astreints. Quoique moins violent que le vaudou et le catholicisme, le protestantisme garde le schéma de la hiérarchisation des individus, l'exclusion et la manipulation infâme des majorités. Comme nous pouvons le voir, ce bref survol du paysage de nos tares violentes, mortifères, mérite que nous nous y penchions, exige une réorientation des pensées et des actes. L'action de purification mentale de nous tous est la seule juste et digne violence vitale, positive qui doit nous mobiliser aujourd'hui, car tous, nous sommes avilis et salis! Sans une prise de conscience, Haïti deviendra sans doute de manière irréversible une déchetterie méprisable. La mégalomanie et le narcissisme programmés de l'extérieur sont bêtement abreuvés à l'intérieur tout au long de notre histoire d'élimination de l'homme et d'extermination du mental sain selon la réification systémique et systématique infligée par les colons et esclavagistes de tout acabit d'hier et d'aujourd'hui. Certains narcissismes étant plus pathogènes que d'autres, celui de nos riches, de nos politiciens, nos géants de paille sans implication dans l'amélioration des sorts et conditions de la société, est une ignominie qui les atteint les premiers. Que les programmés de la mentalité d'horreur se reprogramment pour la splendeur d'un nouveau départ! Alors la grandeur de l'autonomie et de la noblesse mentale effacera narcissisme, gigantisme, lumpen- aristocratisme, orgueil des bas-fonds et mépris grossier des pseudo élites pour les majorités; oui, cette nouvelle grandeur du mental d'élite fera, une bonne fois pour toutes, échec aux misères où sévit encore infernalement l'effigie des bourreaux de la nation haïtienne! CAMILLE LOTY MALEBRANCHE |
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POLITICS
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"Prenez garde à
vous, nègres et mulâtres, vous avez tous combattu contre les blancs; les biens
que nous avons tous acquis en versant notre sang, appartiennent à nous;
j'entends qu'ils soient partagés avec équité."
Chers Compatriotes
Internautes,
Une bonne amie m'a demandé récemment
: Comment se fait-il qu'il n'y ait pas eu en Afrique du Sud, au pays du
Noir Nelson Mandela et du Blanc ( ou Rose ) Frédérick
De Klerk , des croisements ou Mulâtres ( Une Classe Mulâtre Sud-Africaine )
comme jadis chez nous , du temps de la Colonie Française à Saint-Domingue
jusqu'à aujourd'hui ?
Une question pertinente et
sensée , n'est-ce-pas ?
Vous savez : notre situation fut
davantage compliquée en 1804 en Haiti qu'en Afrique du Sud entre les Blancs
minoritaires et les Noirs Zoulous majoritaires ..
Gérard Pierre-Charles a su rassembler des Haitiens, des Intellectuels Haitiens, d'autres Politiciens Haitiens . En 1996 , il sut conduire une Majorité Parlementaire OPL-Lavalas derrière René Préval . Il a grandement poussé la Convergence Démocratique et plus tard , la Plateforme . Extrait des Thèmes de l'émission de la semaine de Robert Benodin : "" Le décès de Gérard Pierre-Charles a surpris et affecté
tous ceux qui ont un intérêt quelconque dans la politique haïtienne. Ceci est
une preuve de son rayonnement et de sa stature politique. Il a joué un rôle de
pivot au cours des 3 années de négociation entre la Convergence Démocratique et
le pouvoir lavalas. Après le départ d’Aristide, il s’est engagé à
l’accomplissement d’une tache extraordinaire, la coordination de la
consolidation des partis de l’extrême gauche au sein de l’international
socialiste. Une fois de plus il a assumé le rôle de
leader dans ce projet difficile et délicat pour fusionner au sein d’un seul
instrument politique, des partis qui partagent des affinités doctrinales et
idéologiques, mais qui ont non-seulement des différences de nuances
idéologiques, mais surtout des problèmes d’idiosyncrasie. Ce projet, qui est
d’extrême importance pour la survie et le progrès de ce secteur politique, vient
de perdre l’homme qui assumait le rôle unique d’élément catalyseur, pour créer
cette fusion. La question est de savoir, après avoir subi une perte aussi
soudaine que tragique, qui d’entre les leaders de ce secteur politique, pourra
remplacer Gérard
Pierre-Charles ? En définitive, j'estime que jusque là , Gérard Pierre-Charles a un bilan politique effectif et général plus imposant sur le terrain d'Haiti que Leslie F Manigat . Bien entendu, Leslie F Manigat est encore vivant et dispose encore du temps matériel pour améliorer son score politique en Haiti ... quand il saura Rassembler d'autres Haitiens autour d'un projet National .. quand il saura rassembler davantage d'Haitiens au RDNP, ., quand il saura rassembler ou pousser le rassemblement des Particules de la Droite Politique Haitienne en un grand Parti ...., quand on verra une rencontre politique amicale entre Leslie Manigat, Marc Bazin du MIDH, Hubert De Ronceray du MDN, Volvick Rémy Joseph du MKN, Déjean Bélizaire du MNP-28, le Dr Gréguy Eugène du PSCH , les représentants du PDCH ..
Lemane Vaillant ...... /.. Toronto, le 17 Octobre 2004 .. Nota Bene : Prière d'observer ce dimanche matin 17 Octobre 2004, une minute de recueillement en souvenir de l'assassinat et de la mort au Pont-Rouge de Port-au-Prince du Fondateur de la Patrie Haitienne, Jean-Jacques Dessalines .. | ||||
Saying No to Killers
So what would you do if, like Carl Wilkens, you were caught in the middle of a genocide? Mr. Wilkens, a Seventh-day Adventist missionary, was living with his wife and three small children in Kigali, Rwanda, in 1994. Then a Hutu militia began to slaughter the Tutsi, beginning with prominent figures like his banker neighbors, who threw their two youngest children to safety over a back fence before they were executed. Mr. Wilkens and his wife, Teresa, tried to distract their children from the carnage by playing a variation of musical chairs in which you could move only when there was no gunfire nearby. U.S. officials and church leaders ordered Mr. Wilkens to join an emergency evacuation of foreigners from Rwanda, and relatives and friends implored him to go. He refused. Ms. Wilkens and the children left, but Mr. Wilkens insisted on staying in Kigali to try to protect Tutsi friends. His father warned him that even if he survived, his insubordination might end his career in the church. In the end, every other American left Kigali, but Mr. Wilkens remained through the entire genocide. "It just seemed the right thing to do," he recalled in an interview here in Oregon, where he is now an Adventist pastor in the small town of Days Creek. "I could take my blue passport and go, and moments later my housegirl and night watchman, both identifiable Tutsis, were going to be butchered." One evening the militia came to kill Mr. Wilkens and his Tutsi servants, but Hutu neighbors praised his humanitarian work and the militia went away. Death threats piled up, but Mr. Wilkens spent his days talking his way through roadblocks of snarling, drunken soldiers so he could take water and food to orphanages around town. The Raoul Wallenberg of Rwanda, he negotiated, pleaded and bullied his way through the bloodshed, saving lives everywhere he went. This continued for three months as 800,000 people were slaughtered. During all this time, President Bill Clinton and other Americans dithered, and there was an utter moral failure around the world. But Mr. Wilkens plodded on each day, saving lives on a retail scale. Survivors describe him as extraordinarily courageous, not only for staying in Rwanda but also for venturing out each day into streets crackling with mortars and gunfire and pushing his way through roadblocks of angry, bloodstained soldiers armed with machetes and assault rifles. Of course, Mr. Wilkens managed to save only a tiny number of Tutsi in Kigali, and Americans sometimes ask if his work wasn't like spitting into the ocean. That's true, he acknowledged, adding, "But for the people you help, it's pretty significant." Ten years later, it's a useful exercise to wonder how many of us would have the courage Mr. Wilkens showed. Yet we don't have to wonder idly how we would respond to such an African genocide - one is unfolding, right now, in the Darfur region of Sudan, and once again we're doing next to nothing. The World Health Organization estimates that 10,000 people are dying there each month, and again the response around the world has been abject moral failure. Colin Powell's visit to Sudan was an excellent first step, but
The U.S. needs to send massive aid shipments and take much tougher steps, like issuing an ultimatum that will lead to a no-flight zone over most of Darfur until the Sudanese government disarms the genocidal Janjaweed militia. That would get Khartoum's attention. To respond to this genocide, we don't need to stand up to drunken killers with machetes and AK-47's, as Mr. Wilkens did. Yet we, as individuals or as a nation, still can't muster the will to take minimal steps to save lives, like providing adequate food, water and medicine, and browbeating Sudan into halting the killing. If readers want to help, I've listed some actions they can take on www.nytimes.com/kristofresponds, Posting 520 (but please don't send money to me). Moral choices lie not only with those who, like Carl Wilkens, risk death to help others, but also with the millions of ordinary people who are spared the risks but still face a basic decision: Do we try to save lives, or do we simply turn away?
E-mail: nicholas@nytimes.com
Andrea Mitchell: "What is your background? How many years were you, are you in the agency?"
Anonymous: "Well, I've been in the intelligence community for 22 years. My background is I was trained as a historian, British imperial history. But I've been here since 1982 and have had a very good career." Mitchell: "Starting in 1996, the CIA decided to create a station devoted to Osama bin Laden. Why?" See the entire article by clicking the link below: http://www.msnbc.msn.com/id/5279743/
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